« Je ne voulais plus revenir

De là-bas, plus jamais. »

Anna Akhmatova

 

"Pour toi, j'ai une inclinaison de l'ouïe, (...)

Pour toi j'ai une inclinaison du front (...)

J'ai, pour toi, la pente des rivières "

Marina Tsvetaeva

 

 

 

A la fin de La cerisaie, on entend les premiers coups qui mettront bas tant d’arbres splendides. Ces cerisiers représentent à la fois l'injustice et l'enfance, l’incurie et la splendeur, la nature et la haine que lui porte les hommes. Leur destruction annonce, pour part aussi, les tragédies à venir des XXe et XXIe siècles.

 

La psychanalyse nous apprend que l'oubli signe ce qui importe. Le poète F. Hölderlin écrit lui que l’homme et les dieux communiquent sous la « forme oublieuse de tout de l’infidélité ». Oublier les cerisiers, est peut-être alors notre façon - moderne et un peu superficielle - de garder un lien avec la promesse de leur floraison, mais aussi de tendre l'oreille vers l'Histoire, de l'incliner vers ses tragédies comme vers ce qu’elle réserve malgré tout d’espérance.

 

Si l’oubli est la forme très particulière qu'à pris notre fidélité il est, aussi, la condition nécessaire d’un possible recommencement. Oubli actif, terrible et ingénieux, humain, comme le raconte si exemplairement G. Perec dans W ou le souvenir d’enfance.

 

S’il fallait donner à notre travail théâtral un objectif rêvé, ce serait d'être un "générateur" d'étonnement, un "transformateur" de regard, un briseur de lieux communs pour en créer un de rencontre. Dans ce lieu on pourrait au choix s'y trouver ou se manquer... Ce serait un lieu singulier pour chacun -  un jardin peut-être,  une cerisaie sans doute -, on n'y oublierait ni la justice ni nos désirs ni la joie qui naît de la pensée - sachant que celle-ci est parfois une danse.

 

 

 

Nicolas Struve, Stéphanie Schwartzbrod sont les animateurs de la compagnie. Ils sont venus au théâtre, l'un par l'Université Paris VIII - Saint Denis ainsi que par le Théâtre de rue et d'intervention, l'autre à travers l'école de Chaillot d'Antoine Vitez et le CNSAD. Ils ont beaucoup joué et continuent à le faire.

 

Stéphanie Schwartzbrod, vient de faire paraître aux éditions Actes-Sud, son livre : La cuisine de l'exil. Elle jouera à l'été 22 dans Hamlet, mis en scène par Simon Delétang au Théâtre du Peuple de Bussang. 

Nicolas Struve, Jouera cet été à l'Espace Pasteur à Avignon dans une adaptation de la pièce d'aristophane, Ploutos, l'argent-dieu, mise en scène par Philippe Lanton

Il mettra en scène au mois de janvier 2022, un spectacle d'après les lettres et les poèmes de J. Keats : Une splendide démocratie d'arbres forestiers.

Ensorcelés par la mort

de Svetlana Alexievitch

mise en scène Nicolas Struve

2009-2011

De la montagne et de la fin

de Marina Tsvétaéva

mise en scène Nicolas Struve

2009-2011

Sacré sucré salé

de Stéphanie Schwartzbrod

mise en scène Stéphanie Schwartzbrod et Nicolas Struve

2012-2019

A nos enfants (train fantôme)

écriture collective

mise en scène Nicolas Struve

 février-mai 2017 

Correspondance avec la Mouette

d'après une correspondance entre Anton Tchekhov et Lydia Mizinova

Mise en scène Nicolas Struve

Février 2020 - avril 2022


Contact / Diffusion : n.struve@neuf.fr / st.schwartz@neuf.fr

Administration : daniele.girones@orange.fr