une démocratie splendide d'arbres forestiers

D'après les lettres et les poèmes de John Keats

 

Traduction : Robert Devreu

texte de transition - traductions complémentaires - adaptation - jeu : Nicolas Struve

Musique - Composition - Jeu : Mico Nissim

Espace : Raymond Sarti

Lumières : Antoine Duris

Oeil extérieur, collaboration artistique : Stéphanie Schwartzbrod, Sophie Mayer 

 

24, 27 et 26 janvier 2023 Centre des bords de Marne du Perreux

23 février au 5 mars 2023 Théâtre de l'Épée de bois

 

« Les arbres jeunes ou vieux, Les ruisseaux (…) la lune,

La poésie, cette passion – merveilles infinies, 

Nous hantent jusqu’à devenir le réconfortant flambeau

De nos âmes et s’attachent à nous d’un lien si étroit

Que, dans le plein soleil comme sous un ciel couvert,

Il nous les faut toujours à nos côtés ou c’est la mort."                                                                                                                                                                                                     John Keats, Endymion               

 

La nature, la passion de la poésie, la merveille, le souci, la mort. Quelques mots pour résumer John Keats mais il y manque l’humour (beaucoup), un goût certain des choses du monde, l’exactitude, la vérité et une vitesse vetigineuse : une poignée d’années pour produire quelques-uns des plus beaux poèmes de langue anglaise.

Faire spectacle de ce poète, de son œuvre, c’est bien sûr dire poèmes, lettres mais aussi le présenter, le rendre accessible, l’introduire, s’en étonner. Et pour cela donner parfois un tour un peu conférencier à la prise de parole, un peu foutraque et ne pas craindre de faire sourire... 

Ce sera faire aussi un montage d’attractions : dire un long extrait du poème Isabelle ou le pot de Basilic en s’appuyant sur un petit théâtre d’objet, donner quelques vignettes filmées, chanter parfois un poème et même une lettre entière, donner à entendre enfin ce que c’est que créer : en donnant à voir, à entendre un musicien en pleine improvisation, Mico Nissim – compositeur, pianiste de jazz. Ce sera aussi, par instants, aller jusqu’au slam en disant certains poèmes. 

Ce sera un espace aussi… tout de carton comme pour rappeler la précarité des arts, leur disparition toujours possible ; un espace où apparaîtront progressivement des figures de tous les correspondants de Keats – figures de cartons, de pierre, de bois, de fil de fer qui se dresseront peu à peu dans l’espace et le modifieront.

Ce sera esquisser un monde disparu comme celui de l’Ode à une Urne grecque ! 

Ce sera s’embarquer avec de très vivants fantômes, se demander aussi avec Friedrich Hölderlin : À quoi bon des poètes en un temps de détresse ?